Le collectif Eau publique des Lilas invite au dialogue le 21 mars 2018

Réunion publique le 21 mars 2018 à 19h30, Salle des Commissions, Mairie des Lilas (entrée parking derrière la mairie). Organisée par le Collectif « Eau publique Les Lilas », cette réunion accueillera :

Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Île-de-France,

Jérôme Gleizes, administrateur de Eau de Paris,

avec la participation de Daniel Guiraud, Maire des Lilas, Conseiller communautaire d’Est Ensemble.

Intérêts privés ou gestion publique ?

Ici, l’eau est gérée par VEOLIA, une multinationale dont le seul vrai métier est de rapporter de l’argent à ses actionnaires. A Paris, à l’inverse, c’est une entreprise 100% publique qui produit et distribue l’eau à tous les usagers et qui doit donc être juste en équilibre budgétaire (les gains couvrent les coûts). Il existe une opportunité de faire aux Lilas comme à Paris. Mais pour cela, nous devons nous mobiliser au plus vite, informer et faire partager cette exigence.

Pour quelle qualité ?

Notre eau, celle de VEOLIA, provient à 100% des eaux de surface, les plus polluées. Elle est décantée avec des sels d’aluminium, fortement soupçonnés d’être une des causes de la maladie d’Alzheimer. Les toxicologues recommandent de l’éviter au maximum. Elle contient aussi des résidus de pesticides de l’agriculture intensive francilienne. L’eau de Paris est à plus de 50% produite à partir d’eaux souterraines, moins polluées., elle est décantée avec du chlorure de fer, inoffensif. Aux Lilas comme à Paris, nous voulons une eau de qualité.

Égalité ?

VEOLIA a été condamnée 9 fois pour des coupures d’eau ou des réductions de débit. Le 93 est un des départements où il y a le plus de coupures. Or l’accès à l’eau doit être garanti.

Que faire ?

Grâce à la mobilisation citoyenne, nos élus ont voté pour ne pas ré-adhérer au SEDIF, lié à VEOLIA et qui gère l’eau dans une logique financière, et pour préparer le passage en régie publique mais cela ne se fera pas sans la vigilance, l’information, la mobilisation et la participation des habitants.

Nous ne disposons que de deux ans pour changer de système. D’autres villes d’ Est-Ensemble sont déjà engagées dans l’action à cette fin. Des études sont en cours, et nous voulons que les citoyen-ne-s y soient associé-e-s.

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